Nouveautés


Image de Hayao Miyazaki


si vous observez des erreurs de dates ou des manques merci de nous avertir ICI







Prochaines séances

Voyager c’est ce à quoi nous vous convions en mai et juin. Comment voyager dans les univers qui nous entourent, en changeant notre regard, en nous mettant en disposition de les recevoir, ou bien d’y entrer avec une petite clef que certains qui les connaissent peuvent gentiment nous apporter. 

 Mercredi 3 mai à 19h 30
Alice de Jan Švankmajer

Maison de quartier Bottière 


Mercredi 10 mai après-midi et soirée
Voyages dans nos biodiversités naturelles, humaines, spirituelles et cinématographiques. Attention à celles qui nous entourent, nous protègent et nous fait rêver

1 Voyages dans le monde sonore des oiseaux de la Bottière.

2- Voyage dans le monde de l’attention qui veille - et qui éveille allez savoir ? : découverte de Tushita de son manoir de son jardin et séance de méditation de 10mn pour nous mettre en condition d’ouverture à la diversité du quartier.

3- 19h Buffet de la Sagesse au regard pair comme celui d'une déesse grecque.

4- 19h45 Voyager par tous les sens ou par nos mots, par nos images par les sons. Présentation par des chamanes de quartier qui nous apporteront leur entrées, leur clefs pour entrer dans des univers à notre portée.

5- 20h projection du film Le garçon et le monde qui nous invite a changer notre regard à la rencontre du monde. Un voyage artistique sensoriel mais aussi une belle histoire qui finit bien.

6 et 7 -21h 20 débat autour du film suivi d'un échange, à partir de cette attention précieuse à ce qui nous entoure à sa pluralité, à notre biodiversité.
 Maison de quartier Bottière



Mercredi 17 mai à 19h30 
ciné-débat dans le cadre de "Bouge les lignes" :

L’odyssée de Pi de Ang Lee 
Maison de quartier Bottière


Sortie cinéma au Katorza ou au Concorde en fin de mois



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Information sur une initiative citoyenne que nous soutenons


Rencontre autour de la table  
Prochain rendez-vous le lundi 12 février à 19h

Le Mouvement de la Grand Place nous invite à habiter poétiquement La Bottière (des habitants et associations pour un centre de quartier convivial et solidaire)

Bienvenue à tous et toutes apporter un petit quelque chose à grignoter et/ou à boire
Restaurant Intergénérationnel  27 rue du Croissant le lundi et toutes les deux semaines. 
Ou bien Maison de Quartier Bottière
          
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Nos commentaires sur les derniers films  : 

- Paterson
- Béliers
- A-la-recherche-de-Vivian- Maier
- Le client de Asghar Farhadi
Elle de Paul Verhoeven (sortie au Katorza, mai 2016)
A peine j'ouvre les yeux de Leyla Bouzid (sortie Concorde)
Mia Madre de Nanni Moretti (sortie au Katorza)
L'Institutrice de Nadav Lapid
Une histoire de fou  de Robert Guédiguian (Sortie au Katorza)
Nostalgie de la lumière de Patricio Guzman
Le bouton de nacre de Patricio Guzman (sur notre forum)
Samia de Philippe Faucon
Fatima de Philippe Faucon avant première au Katorza

Les commentaires d'Elise :
Limpides et bien sentis sur toute sorte de films dans les salles
Ici sur notre forum



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Les entretiens de notre collègue Dominique Vergnes :
Celui de Hughes Barthes auteur de bédés qui méritent le détour ICI

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- La carte d’accès solidaire au cinéma 

éditée par nous, contractualisée avec les deux cinémas le Katorza et Le Concorde elle permet à tous ceux qui ont des difficultés pécuniaires d'accéder à l'ensemble de leur programmation au tarif de 3,6 euros la séance.  
Conditions : moins de 800 euros de revenu mensuel, (minimas sociaux etc. ) 
Contact : lasagessedelimage@free.fr ou tel 0251136715.
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Notre nouveau forum de discussion sur les films  :
http://sagesseimage.forumactif.org/forum


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Les sorties collectives au cinéma
Nous proposons deux sorties par mois,

Le programme des salles nantaises :
Le programme du Katorza 
Le programme du Concorde
Le programme du Cinématographe
Programme du Bonne Garde

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Suggestions : 
 - Vincent nous proposera un programme sur le thème du Hacker,
  (il nous met en appétit sur le Forum)

- David un film sur la thématique de l’arbre et de l’écologie.
 
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AGENDA GLOBAL 2016 de La Sagesse de l'image

« Mr Smith va au sénat » de Frank Capra



  
   
 
Mr. Smith au sénat
de Frank Capra
avec J. Stewart et Jean Arthur
scénario : Sidney Buchman
d'après le roman de Lewis R.Foster
sortie USA, oct. 39 ; France, janv.40




 

Commentaire de Danielle :

Suite au débat selon lequel ce film serait populiste, sans reprendre tous les éléments déjà évoqués dans le débat, voici quelques contre-arguments :

le choix du nom « Mr Smith » signifie (par sa fréquence) déjà « quiconque »
la secrétaire qui avait entrevu un autre regard sur le monde, veut abandonner ce monde politicien qu'elle dépeint ; elle ne se reconnaît plus là-dedans, elle réagit !
devant le déchaînement déloyal contre Mr Smith, devant son abandon, cette secrétaire retrouve de l'énergie, non seulement parce qu'elle est amoureuse, mais aussi parce qu'elle est sûre qu'une telle loyauté, une telle pureté des intentions ne peut que triompher de tout ; elle croit en la constitution !

si un magnat de la presse peut faire la pluie et le beau temps, des journalistes font leur travail... Un million d'exemplaires est tiré pour dire la vérité ; ce ne sont pas les journalistes qui sont attaqués mais le magnat... On voit d'ailleurs des journalistes dans la chambre du Sénat prendre des notes lors du discours de Smith !

Le sénateur Paine est très mal à l'aise dans tout le film ; à chaque discours, c'est sa honte qui nous est montrée dans un deuxième temps. Il est prisonnier du magnat, mais sa conscience est bien là ! A la fin, il jette l'éponge et crie la vérité en s'excluant lui-même de la chambr.

Enfin et surtout, cet idéal revendiqué dans la constitution fonctionne ; chacun peut s'exprimer, dire sa vérité jusqu'au bout : la vérité triomphe, faisant honte à ses traîtres ! Je redis : c'est un grand et beau film qui dit : n'abandonnez pas vos convictions humanistes, défendez-les jusqu'au bout, vous êtes dans un cadre qui le permet, vous triompherez !




La réception du film

Un attaqué par la presse de Washington et par de nombreux hommes politiques au Congrès américain.
 


En octobre 1939, lors de la première diffusion de Mr. Smith Goes to Washington à la salle de la Constitution à Washington, D.C., la salle comprenait 4 000 invités, incluant 45 sénateurs. Considéré comme anti-américain et pro-communiste, ce film a été perçu comme une interprétation fausse du gouvernement américain, accusé de corruption1. Alors que Frank Capra revendique dans son autobiographie que certains sénateurs ont quitté la salle lors de la première, la presse contemporaine ne se prononce pas sur la véracité des faits, ou encore s'il est vrai que des sénateurs aient hurlé de colère lors de la première projection.

Pete Harrison, un journaliste respecté, a suggéré que le Sénat américain passe une loi autorisant les propriétaires de salles de cinéma de refuser la production de films qui n'étaient pas dans le meilleur intérêt du pays. Cela n'arriva pas, mais certains sénateurs tentent de répondre aux attaques liés aux répercussions du film sur la réputation de leur institution : ils tentent de forcer le passage de la Neely Anti-Block Booking Bill (en), qui a finalement mené à la dissolution de l'entreprise d'exploitation de salles de cinéma appartenant à la Columbia Pictures, à la fin des années 1940. Columbia a riposté en distribuant un programme mettant en relief le patriotisme du film et le soutien à la démocratie, et a publié de nombreuses critiques positives à l'égard du film.

D'autres objections se sont aussi fait entendre : Joseph P. Kennedy, l'ambassadeur américain en Grande-Bretagne, a écrit à Capra ; la Columbia a encouragé Harry Cohn à dire qu'il avait peur que le film nuise au prestige américain en Europe, et elle a vivement recommandé l'interdiction du film en salle en Europe. Capra et Cohn ont répondu en citant les critiques du film, ce qui a apaisé Kennedy, dans la mesure où il n'a jamais suivi ces propres recommandations, même s'il avait des doutes sur le film. Le film a été interdit dans l'Allemagne nazie de Hitler, dans l'Italie fasciste de Mussolini, dans l'Espagne de Franco et dans l'URSS communiste de Staline. D'après Frank Capra, le film a aussi été doublé dans certains pays européens pour altérer le message du film en vue de se conformer aux idées officielles.

Mr. Smith Goes to Washington est considéré comme un film dénonciateur (précurseur des lanceurs d'alerte ou whistleblowers) par excellence de toute l'histoire américaine. Le Dr. James Murtagh et Dr. Jeffrey Wigand ont cité le film dans leur œuvre phare comme le premier Dénonciateur à Washington  (Whistleblower Week in Washington) de toute l'histoire américaine, en mai 2007.



Paterson , commentaires



Elise
Un film d'une douceur et d'une sérénité... Un film qui m'a redonné du souffle... Une chaleur aussi...
Ils sont tous les deux artistes et pourtant si différents... Une très belle représentation de ce que peut-être un couple. Et ce rapport qu'il entretien avec son art (la poésie), qui le nourrit (spirituellement) jour après jour, au volant de son bus... La manière dont il capte les conversations des passagers. J'ai aimé cette façon de nous montrer le quotidien, cette manière de nous introduire dans l'univers des personnages (même le chien avec ses regards)... Et chaque plan est important, a son utilité : comme celui sur le carnet oublié sur le canapé... Nous fait supposer, on ne sait pas trop quoi, mais quelque chose... Nous donne une petite inquiétude.

Alain
En terme moins poétiques que les tiens ça plane encore pour moi. De toute façon il n'y a que ça de vrai la poésie, ce n'est pas qu'une formule je le pense, rien de plus réel que le poète qui se double chez Jamusch explicitement d'une expérience mystique. Le dandysme aussi est mysticisme on le voit chez Wilde (sa salomé) aussi bien chez Rimbaud etc.. sans parler de tous les poètes explicitement mystique comme Claudel. Mais là c'est super le personnage n'est pas dans une posture dandy alors que le réalisateur la garde. Le moderne est forcément post moderne c'est à dire dé-constructif de la forme, la redoublant (tous les figures de double dans le film), comme passant une fois une maille à l'envers uine autre fois la maille à l'endroit tricotant en détricotant tranquillement.  Et même si c'était faux, c'est intéressant. D’ailleurs je ne peux m'en empêcher : si le vrai est ennuyeux et le faux intéressant pourquoi choisir le vrai... Si ce n'est qu'au bout du faux on s’aperçoit que c’était ça le vrai et l'autre le faux. J'écoutais Yves Bonnefoy poète français disparu  en juillet dernier amateur de Rimbaud dire la puissance de la poésie et sa proximité avec la peinture. Ici c'est pareil , la poésie est partout portée par les situations les personnages secondaires de façon extraordinaire chien compris bien sûr qui en est comme l'aiguillage . Ce qui atteste rigoureusement la dimension mystique du personnage de Paterson - et de son réalisateur ? - c'est l'épreuve non pas de la désillusion mais celle de la déception (le chien qui bouffe les notes poétique, et qui permet leur divine sublimation). Savoir se faire déconstruire de ses prétentions à dire le réel par le réel lui-même eut-il la gueule d'un chien ... j'ai aimé que le personnage féminin nous emberlificote dans les ronds de sa peinture, personnage représentant le réalisateur (ce qu'il fait lui même avec ses ronds dans l'eau de ne pas y toucher qu'à petites touches de peintre du quotidien merveilleux  en forme de rien. Vide de la page du livre vide qu'il faut c'est tout l'art de la chose savoir garder vide et blanc, ce qu'ici je ne sais pas trop faire.                               

Commentaires sur "Beliers"






Élevage et élévation


Comment élève-ton et comment s'élève ton ? la morale de cette fable, de ce conte de Noël pourrait être que seul cela n'y suffit pas, plutôt à plusieurs.







Content que le film ait plu même si nous avons fait le débat le plus court de notre histoire.
Je trouve ce film marquant. La fin est ouverte volontairement on peut tout imaginer. Je suis sensible peut-être excessivement à la nature "allégorique" des figures où rentre quelque chose d'épique. La fin ne peut pas être QUE pessimiste, parce que ça parle de la communauté : sous les bêtes, les frères, le pays, l'humanité.

Mais cette fin indique l'incertitude de la situation, son ambivalence, le retournement possible. Si elle est morale alors elle signifierait par exemple que c'est dommage il fallait penser plus tôt que l’envers de la haine c'est l'amour. Que le proche autour de soi qu'on exècre on l'aime. Il y a un peu de ça dans la métaphore puissante de ces deux corps nus se réchauffant dans un trou de neige en position de survie, mais ce n'est l'unique sens que nous pouvons y mettre.

En gros cela parle de comment les humains peuvent de nouveau se rapprocher pour lutter contre le Léviathan (les autorités sanitaires versus l'Etat cf. Hobbes - qui veut les protéger) mais qui pourtant les conduit à la perte de leur communauté et de leur humanité aussi désolante pourrait-elle apparaître dans l'humus, les aspérités de "la vie matérielle".

La vision de l’institution quasi nazie qui éradique indique que ce monde humble qui va à sa perte est très paradoxalement un socle pour une solidarité nouvelle qui peut en émerger. D'autant que cette communauté n'est pas arriérée et débile mais dans l'excellence au niveau de l'élevage. Autremetn les solidarités anciennes et nouvelles forment un pont par dessus la modernité aliénante, ce malgré les dissensions la fractures des relations.

La ligne de fuite n'est pas un raté selon moi. Sans quoi il n'y aurait pas de survie. Au moins pour l'un d’entre eux mais je le crois aussi du cheptel qui pour moi nous symbolise dans le film. C'est sa force là aussi. Le passage tour à tour du bélier et du frère dans la baignoire comme l'a souligné dans notre débat en est un indice.

C'est ce que j'y vois bien sûr et on peut sans doute y mettre d''autre" sens. Mais je maintiens qu’objectivement dans sa signification le film ne tranche pas sur son final. C'est sa force là aussi.

Alain



Commentaires-sur-Vivian-Maier



A la recherche de Vivian Maier
de John Maloof et Charlie Siskel (2013)

Résumé  : L’incroyable histoire d’une mystérieuse inconnue, photographe reconnue aujourd’hui comme l’une des plus grandes Street Photographers du 20ème siècle. Née à New York, d’une mère française, avant de résider à Chicago, Vivian Maier était inséparable de son Rolleiflex et prit tout au long de son existence plus de 100 000 photographies sans jamais les montrer. Pour être libre d’exercer son art quand elle le voulait, Vivian Maier fut une nanny excentrique toute sa vie. 


L'avis de Sauvage :

Suite à notre soirée Maier, le site consacré à cette dame présente 2 livres de photo, autoportraits et photos de rue.exhibitions, vivianmaier.com

Comme tout artiste elle a eu besoin de gagner sa croûte, d'assurer le quotidien et de se battre pour quand même faire ce qu'elle voulait faire : de la photo pour la cueillette d'instants magiques, en étant attentive au monde autour d'elle dehors dans la rue....
L'appareil photo est cet outil qui permet de valoriser les instants de vie comme le peintre déguste aussi le temps de sa peinture ce temps intense tout autant que l’œuvre qui en résulte.

Toujours de l'ordre de l'interprétation : sans doute son statut social en marge, sa précarité et son histoire perso la fragilisait et la gênait pour s'exposer massivement au regard des autres.

Des interwiews d'Eri de Luca sur France culture donnent aussi cette vision d'une vie de lutte pour gagner sa vie (ouvrier) mais aussi pour quand même s'extraire de l'abrutissement du quotidien : faire vivre son âme au plus près de ce qui lui est force de vie. Il est aujourd'hui une' vedette' extrêmement modeste qui n'aime guère s'exposer.

Je fais aussi le lien avec le film Le client de Asghar Farhadi  : sans doute une femme n'a pas très envie de parler des violences subies parce que ça l'expose aux regards des autres (surtout si elle a à se reprocher d'avoir ouvert la porte sans vérifier qui sonnait comme en fait l'était son voisin) alors qu'elle a plutôt envie d'être protégée suite à agression.
Son mari voudrait non pas se venger mais faire reconnaitre les sévices subis: la réalité et les préjudices immensément ressentis à propos de sa femme (par compassion) et sans doute pour empêcher le client de recommencer.
Le vécu et le besoin de réparation de la femme et du mari entre en conflit.
Je ne crois pas au choix pardon / vengeance.
C'est plus compliqué que ça.

Voir à ce propos le commentaire intéressant de Farhadi en 2ème partie de l'émission du 5 novembre sur France Culture : La poésie des corps empêchés


Critiques du film A la recherche de Vivian Maier sur Allociné